Dieu, les poils, le sport et moi
Alors oui! Je sais ça fait bien une semaine, voire plus que je n'ai rien écrit. Mais je suis dans ma période "ours associable qui ne fait que travailler"...Et puis là, aujourd'hui, cette magnifique anecdote qui, certes, me détronera de mon statut de princesse parfaite pendant au moins cinq minutes, mais que je ne pouvais sous aucun prétexte ne pas faire partager tant j'en rie encore... Alors vous allez voir l'histoire et poilante, et poilante et pile-poil le mot qui convient...Une histoire qui va enfin lever le tabou insupportable des poils!!!!
Decidant, après six heures de travail acharné, d'aller voir ce qui se passait dans l'espace autour que nous appellons le monde, et fermemant résolue à compenser la frustartion sexuelle (mdr) qui commence à me gagner de façon assez sérieuse, j'ai garcieusement enfilé mes basquette direction le gymnasme et la salle de sport. J'arrive, je programme la machine, 45 minutes comme à mon habitude, et je commence tranquilou-bilou à courir me faisant cette réflexion: "Ah tiens! En retrant il faudra que je m'épile les jambes"
Alors...oui là aussi, c'est vrai que je zappe un peu tous ces aspects techniques quand c'est le rush niveau boulot (enfin pas quand je ne suis pas seule mais bon bref c'est hors sujet). Je dors seule, et je ne m'épile pas les jambes pour mon ours en peluche qui a la délicatesse de ne faire aucune remarque désobligeante...Mais bon qui n'avouera pas ne pas voir été impeccable au moins une fois dans sa vie? Personne même pas Angelina Jolie...Bref. Je cours et je porte ce magnifique pantalon noir que j'ai relevé sur la moitié de mes mollés. Je cours toujours, pas inquiéte mais alors pas inquiète du tout et ne songeant pas une seconde à ces trois pauvres poiles blonds qui se battent en duel sur mes jambes et qui demandent une vive mais alors très vive attention pour être remarqués...
Mais la je sais pas...Et c'est la que Dieu intervient...C'est il servit de mes poils pour punir cette fille ou est-ce encore une fois un indice que dans toute cette merde quelqu'un veille sur moi? Je n'en sais rien... Arrive cette fille avec son boyfriend, comme on dit chez nous, et elle, elle flash, direct ,mais alors direct sur mes pauvres poils...Il faut peut-être signaler tout d'abord l'obsession de l'americaine pour les poils qui se rase (oui elles se rasent) TOUS les jours de la tête aux pieds. Elle commence à glousser comme la grosse dondon brune en 42 qu'elle est, et c'est là que je la remarque en me disant "Merde...c'est pas mon jour". Mais bon preuve que je n'ai pas menti et que je ressemble pas non plus au yeti ou au "lost link monkey" (comme m'appelle amicalement Sam en se bidonnant quand je dis une connerie), elle decide d'en avoir le coeur net, balance une connerie sous la machine où je suis en train de courrir et colle discretement son nez sur ma jambe histoire d'être sur qu'elle n'a pas rêvé et que "Oh my God" sur ma pauvre jambre, trois poils sont là, désespérés, ne sachant où se cacher...Je crie intériement "Hey Miss Fat Ass! Est ce que je colle mon nez sur ta cellulite?" Tout semble perdu pour moi et la fille va surement ameuter le monde entier. Je vais devenir la risée du campus et je serai surement obligée de rentrer en France...
Et là, miracle, magnifique et appropriée intervention divine, la fille se relevant dans un élan d'euphorie victorieuse se mange de plein fouet, mais quand je dis de plein fouet le mot est faible, en plein dans le gueule la barre transversale de la machine à coté. J'explose de rire, ralentissant le rythme de ma machine, et je ris mais alors cinq minutes sans m'arrêter pendant que mon voisin, inquiet, me demande si tout va bien et pendant que l'autre, la main sur la figure, s'éloigne en pleurant et en se faisant engueler par son boyfriend qui lui dit dans une langue très travaillée "you moron! you totally diserved it..."
Sur le chemin du retour, je me suis dit que j'écrirai cette histoire, que oui, le monde entier saurait que je ne m'étais pas épilée ce matin mais que quelque part, quelque part, il y a quelque chose ou quelqu'un parfois qui veille sur nous et prend soin de nous dans ce qui aurait honnêtement pu se transfomer en instant de honte supreme...