"PS: I love you"
Mais comment? Comment puis-je encore me laisser avoir par ce genre de conneries pour midinette à faire pleurer dans les chaumières jusqu'à la grand-mère opérée des canaux lacrymaux?
Un mystère...Un vrai mystère... A l'origine j'avais fait un gros travail sur moi et je m'étais dit "Non, tu n'iras pas voir un film de gonzesses!" et j'avais opté pour un truc décérébré et plein de testostérone ( je voulais voir I am legend avec Will smith). Mais sur la route je croise cette autre cinema, avec une scéance qui m'évitait d'attendre deux heures et qui démarait dans les cinq minutes. Je vois sur l'affiche Hilary Swank dans les bras de ce type en train de lui faire des calins et me fixant avec ce regard pathétique qui me dit "ah.................il m'aime..."
Ni une ni deux, oubliant aussi vite tout ce que m' avaient apprises les bonnes leçons féministes d'Hélène ainsi que tous ses sages préceptes ( 1-tu renonceras pour toujours au film pour midinettes. 2- tu renonceras pour toujours aux hommes 3- "pitié Aude, essaye au moins de faire un break...) je m'engouffre dans le cinéma.
Un quart d'heure plus tard, la musique s'estompe, les lumiéres se tamisent, arrive mon moment préféré: les bandes annonces. Passe les bonnes annonces...Maintenant tous le monde m'a repéré tant j'ai ri a m'en décoller les poumons...Bref, voilà le film...Et là, dès la première seconde, dès la toute première seconde, rien qu'à la musique... je pense "MERDE! comment est-ce que j'ai encore pu me laisser avoir..."
Ben si... Et en plus j'ai adoré ça. Alors c'est l'histoire d'Hilary qui fait son dueil (mais pas au sens figuré) de son chéri. C'est très beau, très tendre, tout pleins de zamours, tellement tous plein que je sors de là avec un gout de sucre dans la bouche...
Je recommande donc ce film en priorité... à ma mère. Ma mère, la femme a cause de qui je suis fondue de ce genre de connerie mélo et à cause de qui ce genre de film soupesque me provoque une conjonctivite aigue à la sortie parce qu'à force de l'avoir vu pleurer à chaque fois qu'on se matait ce genre de film j'ai appris à mourir plutot que de verser une larme sur le chagrin à 1 million de dollars (baby lol) d'Hilary Swank...
Je suis donc resortie l'oeil rouge mais pas soulagée, le coeur bouffi et délogé...
Une dernière chose. Avant la session "tu vas avoir envie de pleurer mais il va falloir te retenir", j'ai fait une super balade dans Santa Barbara comme je ne l'avais jamais fait avant. Premièrement, j'étais toute seule et c'était la première fois que j'explorais la ville en solitaire. J'ai été jusqu'a la jetée passer une petite heure au soleil. J'ai eu très chaud avec mon pull. Il devait faire dans les 25 degrés...C'était très beau cette balade jusqu'au bout du ponton...J'ai vu des enfants pécher à coté de panneaux "fishing forbidden". J'ai vu des cormorans, des pelicans, des pigeons (j'ai reconnu la réincarnation de Gongon...), des japonais qui prenaiant des photos et...une grosse loutre...)
Il est 7h30. Je suis encore complétement décallée. Je me brosse les dents et je vais dormir. Mes parents arrivent demain. Ici sous mon soleil on peut dire que tout va bien...