"Le debut du reste de ta vie"
Au début d'après midi, j'écrivais:
Tendresse en pensant à la vie dont je ne me lasse pas. Tous ses détours, ses merveilles, les secrets dont elle se drappe et qui me laissent toujours un peu plus hallucinée, bercée par mes errances qui m'abandonnent sur des plages au bout du monde, où je découvre ce que j'ai toujours chercher. Un peu plus sur moi même, le monde autour, l'histoire, l'homme...Silence. Comme un motif, le symbole recurrent d'une existence qui me blesse à chaque instant dans mon corps, dans ma tête, mais dont je ne suis jamais rassasiéé, dont le désir, accroché à mon corps jamais ne m'abandonne. Ne cherchez pas le sens. Il n'y a pas de sens. Ou bien celui similaire au son que font mes doight posés sur les touches d'ivoir dans les courants d'air du hall de l'immeuble d'Hélène où je me refuguie tous les soirs pour jouer. Echapper au monde à l'intérieur du monde que je me suis fabriquée ici... Penser en laissant mes mains pianoter à cette phrase lu dans un livre il ya quelque jour et qui me hante "I'm very afraid that this the climax of my life". Savoir que cela ne m'arrivera jamais. Jamais cette impression d'avoir atteint le dernier sommets. Avoir un peu peur toute seule ici de tousser comme ça. D'être si loin de mon docteur et de ma maman. Et puis aussi la conscience d'être forte et me dire pour tenir "ça va aller". Hier je pensais "je voudrai que quelqu'un que j'aime me prennent dans ses bras" et je ne pouvais pas m'arrêter de pleurer parce que cette idée me rendait profondement triste. Et puis Hélène qui intervenait quelque minutes après pour me dire "je suis là" et qui me faisait rire (et tousser)...Regarder l'homme en face dans le batiment en construction qui au troisème étages, loin et caché des autres, est assis sur une chaise à ne rien faire. Me taire. Recommencer de parler. Ne jamais cesser. Parce qu'il y a toujours quelque chose à dire, precieux ou inutile, futile ou sérieux. Je n'ai d'yeux que pour le monde, ses mots et tous ce que j'essayais d'attrapper, pas d'ordonner mais de poser sur la page comme on embrasse avec amour. Tendresse. Peut être causé par la fatigue. Tristesse causée par la paresse. Le désir de savoir...Pics et abimes. Espoir et desepoir. Tout dans mon coeur embriqué. Et ce tout qui fait de moi cette personne aimé/ detesté. Comprise et abandonnée. Entourée/ Delaissé. Qui me laisse paradoxe au coeur ouvert en attente d'être réconcilliée. Certitudes que ça n'arrivera jamais. Mais le ciel bleu dehors qui m'interdit et qui me rappelle. La chance. Sonia qui me disait "tu sais Aude parfois quand tu es fatiguée tu as le droit d'être en colère de te plaidre, et de pleurer. " Moi qui pensais "si je commence je meure, si je commence je meure et je pourrais plus jamais m'arrêter". Je veux juste exister. Exister pour respirer en oubliant que je respire, pour ces jours ou je n'y pense pas, ou me corps et léger et ou je me fous de mon Coeur. Ou je n'ai besoin de personne pusique mon corps est léger. Dans ces jours je suis libre...Dans ces jours je suis libre... Quant ils reviendront je promets, comme je promets à chaque fois, je sourirai encore plus et je me souviendrais...Etre un peu décourager en sachant que j'oublierai encore. Que je recommençerai à raler. Te dire je t'aime. Mais je te déteste aussi. Et je regarde les vidéos. Je regarde ton regards qui me regarde et je ne me souviens plus du jour ou tu m'as regardé comme cela pour la dernière fois. Parce que même le dernier jour tu ne m'avais pas regrardé. Tes yeux était bessés. Te dire que de toute façon quoi qu'il arrive avec ou sans toi j'ai tellement de colère et d'amour contre l'existence que j'abandonerai jamais. Mes yeux qui coulent et qui m'empechent de voir l'écran. Avec ou sans toi, dans mon corps se cache un pouvoir que je ne peux pas controler, qui est plus fort que moi, qui est plus fort que toi, plus fort qu'ELLe, la bête noire avec qui je cohabite. Et que dans cette force il y a l'energie vitale qui ressemble au source de la vie. Dans ce pouvoir en lutte contre moi même il y a tous les hommes et leur vie rassemblée. Il y a en elle le paradoxe vie/ mort... Mais te dire, comme si j'étais un bébé, « quand même sans toi se sera plus compliqué...« Ecrire ces mots ici parce que je n'ai rien a cacher, pas de honte. Que je n'ai pas de regrets...Quand j'écris un moment avec toi, quand j'imagine un moment avec toi. Je me dis "après la vie peu s'arrêter". Parce que j'ai fait de mon mieux, même si je me suis trompée blessée, même si je suis tombée, même si j'ai blessé... Je n’ai pas fait exprés. Je n’ ai fait que vivre en accords avec mon Coeur et c'est le plus difficile à faire. C'est le plus difficile à faire… A ceux qui se sentent trahi je reponds, je ne trahissais pas. Une amie m'a dit, même quand tu te trompes et que tu fais de grosse bêtise, reste un bout de poèsie "parce que tout ce que tu fais, tu le fais toujours par amour et que pour ça tu seras toujours pardonnée." Dans une minute je dois travailler. Je respire dans ma machine et je regarde l'homme par la fenêtre. Je regarde le ciel bleu. L'immense ciel bleu qui ne finit jamais. Je me souviens de la phrase que j'avais accroché au mur de ma chambre " après le pluis le beau temps"...Je suis dans le lieu après la pluie. Arrêter d'écrire. Raccroché la plume, revenir au scolaire. Scolaire solaire dans ce pays. Ou l'echos des silences restent tout de même décuplé par l'espace, par la distance, par le temps, aussi, qui fait que mes heures ne sont pas tes heures que tout est inversé. Colère. Ressentiment? Le mot de la fin. Non. Juste une respiration. Un retour à la vie.
Maintenant c'est la nuit. La première nuit comme celle de juin 2005 entamé Gare Saint Lazare. Quand j'y pense Lazare...Qu'elle était profétique cette gare...La première nuit, celle ou se ressent le désir du loin, la fuite, du quelque part mais quelque part ailleurs. Cette nuit. Encore la même nuit. Someille sur les autres quand mes yeus seront grands ouverts.
Mais j'ai grandi. Et moi qui croyait n'avoir rien appris, cet après midi j'ai bien vu que j'avais tiré des leçons de tous ces trains, toutes larmes pour rien...
Heureusement il y avait Hélène. Hélène que je rendais triste parce que j'étais inconsolable et qui fesait ma vaiselle pendant que je restais sur le canapé, prostrée, en attendant. En attendant demain... Elle me disait "je reste si tu veux. On sort si tu veux. On prend une cuite si tu veux". Moi je disais rien. Je pensais juste "tu l'as déjà fait. tu vas le refaire. c'est rien d'autre que la vie et le prix a payer. c'est rien d'autre que la vie et quelle que soit la douleur ça vaut la peine d'être traversé." Me revenait aussi mon rêve profétique de cette nuit . Laure et moi dans la voiture. Ta présence invisible. Une barrière. un train qui passe en faisant trembler la voiture. Et l'impression tellement puissante d'être passé à coté de quelque chose. Hier soir j'avais enlevé mon collier. J'avais mal, je savais déjà pour le regard perdu, jamais retrouvé sur les vidéos...
Hélène est partie. J'écris des mots qui ne font pas vraiment sens pour tous ceux qui liront. Mais qui me soulagent et c'est tout ce qui compte... C'est tout ce qui compte...
Les mots d'Hélène " Tu sais ma chérie il t'aurait aimé..." Je sais qu'elle a raison Hélène. Et que l'amour nait et n'est que dans l'Evidence...
Alors je vais éteindre la lumière m'allonger en ne pensant pas. Simplement cette fois réellement lacher prise. Simplement oublier mon pays. M'abandonner et continuer encore et encore et encore et encore...